Photo cheval 

Bien souvent quand je parle d’équi-coaching, les gens semblent perplexes et posent d’emblée la question, « mais en quoi le cheval peut aider un manager ? » la réponse est simple : « parce qu’il est notre miroir ».

J’ai pratiqué l’équitation pendant mon enfance, à la campagne, dans le centre équestre d’un ami de la famille. Le deal était simple : faire prendre l’air à des chevaux de propriétaire. L’aventure commence ainsi, quelques cours en manège – histoire de savoir se débrouiller, éviter de tomber et de malmener le cheval – puis c’est le début d’heures et d’heures de balades à travers la campagne Meusienne. Le souvenir que je garde de cette période est intact, l’arrivée au centre, le contact avec l’animal rassurant, apaisant… une connivence avec mes chevaux favoris, le grand air, la liberté et une vrai relation basée sur la confiance et l’empathie avec le cheval - plus que nécessaire dans mon cas car je ne suis pas une cavalière émérite et ne n’ai guère à l’époque une monte académique. Et l’aventure prend fin, les études, le départ de la région, une vie différente… jusqu’au jour où….

Ma fille Eva prend son premier cours d’équitation – à sa demande, mon passé de cavalière est loin derrière moi – arrivée dans les écuries, la sellerie et tout revient, toutes les émotions, toutes les sensations… comment ai-je fait pour arrêter aussi longtemps ?

Je décide de remonter à cheval. Les gestes se réveillent, reviennent petit à petit : créer la relation avec l’animal, l’observer, lui parler, le rassurer et se rassurer, rester calme, à l’écoute de lui et de soi. La monte n’est toujours pas académique, mais cheval me comprend, il s’adapte. Il ne m’en veut pas, il me suit, me laisse le temps de reprendre mes marques, mes repères et de la confiance. A 40 ans j’apprends à monter à cheval, reprise, plat, sauts, balades… que du bonheur.

Rapidement des liens se font avec mon activité professionnelle de consultante & coach, une foultitude de similitudes entre la conduite du cheval et l’accompagnement des Hommes. Mais également avec le management, la gestion de la relation, la connaissance de soi, la gestion du stress.

Le cheval est le miroir de nos émotions, il nous informe sur notre manière d’être et d’agir. Il ne juge pas, mais il peut sanctionner. Il est dans l’ici et maintenant, à besoin d’être rassuré, guidé, accompagné pour nous suivre. Encore faut-il savoir le guider, l’écouter, le respecter et se faire respecter par lui. Autant d’éléments qui concourent à la transposition de la relation avec l’animal à la relation avec les Hommes.

Créer la relation avec l’animal, lui demander de nous suivre, de nous faire confiance, de nous obéir, il le fera à condition que nous soyons en capacité de respecter certaines « Règles d’Or »*.

Observer le cheval, nous permet de nous observer, de nous connaître.

Vous êtes stressé, il sera stressé. Vous êtes agressif, il se montrera prudent voire plus agressif que vous. Vous utilisez la force et la pression, il vous répondra de la même manière.

Je ne suis pas tous les jours à même de respecter tous ces beaux principes quand je monte à cheval, fatiguée, énervée, tendue… mais mon cheval sait me rappeler à l’ordre dans de telles circonstances et nous convenons tous les deux de poursuivre ou d’arrêter la séance. Quoi qu’il en soit, nous nous quittons toujours sur une sensation et une émotion positive, c’est le deal.

Et pour ma fille, c’est un vrai bonheur, le cheval lui apporte équilibre et confiance en elle. Elle vit une belle relation avec ses poneys et s’engage dans une autre aventure celle de la compétition… mais ça c’est une autre histoire.

« L’équi-coaching où la révélation d’être soi. »

(en photo) Nykias du Jard notre partenaire